Message de Cat
04/02/2012 19:28 par catestrelia
JACKY (1er prix concours vassarette 2006)
Tristesse, compagne des nuits sans sommeil et des journées sans soleil, tu ne me quittes jamais, toujours là collée à moi comme une seconde peau. Tu réveilles mes aurores et empoisonne mes soirées, guettant le moindre de mes gestes, étouffant mes pas et mes mots, nourrissant le flot de mes larmes en me parlant du passé et en me refusant le choix d'y renoncer, me laissant me complaire dans la morosité. Tu me caches volontairement le soleil alors que lui seul pourrait guérir les blessures de mon coeur. Tu m'as tant habituée à ta présence sombre et silencieuse que j'en ai oublié les bruits de la vie. Mes yeux ne connaissent plus les couleurs du soleil puisque tu les as recouvert d'un voile opaque où nulle clarté ne réussit à passer. Tout autour de moi est terne et sans saveur. Même les fleurs ont perdu leur odeur et ma vie se déroule dans un film en noir et blanc.
Tristesse, il faut que tu me laisses, il faut que je retrouve cette joie de vivre oubliée et remisée au plus profond de moi. Tu dois faire preuve de bon sens et trouver une autre raison d'être que moi. Nous devons maintenant nous séparer et partir chacune de notre coté. Petit à petit, tu apprendras à vivre sans moi et tu trouveras très vite un autre coeur en détresse à qui tu prodigueras toute ta sagesse. Moi, je veux sourire, rire, sentir le soleil brûler ma peau et m'aveugler de nouveau, cueillir les fleurs et sentir leur parfum m'eniver, je veux aimer encore....
Un jour peut-être nous nous rencontrerons de nouveau, au hasard d'un chemin mais plus question de te laisser envahir ma vie, nous resterons simplement des amies...
Catetoile
Je sais que tu adores les mimosas alors ces quelques branches sont pour toi ! Gros bisous à toi qui a pris soin de mon blog en mon absence
Notre Amie Cat est Absente pour raisons de Santé
Elle m'a demande de vous prevenir
Sa tension est trop basse et elle est tombée
Donc elle se repose, elle nous reviendra tres vite
Femme nue, femme noire
Vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté
J'ai grandi à ton ombre; la douceur de tes mains bandait mes yeux
Et voilà qu'au coeur de l'Eté et de Midi,
Je te découvre, Terre promise, du haut d'un haut col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein coeur, comme l'éclair d'un aigle
Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fais
lyrique ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du
Vent d'Est
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l'Aimée
Femme noire, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l'athlète, aux
flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta
peau.
Délices des jeux de l'Esprit, les reflets de l'or ronge ta peau qui se moire
A l'ombre de ta chevelure, s'éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux.
Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l'Eternel
Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les
racines de la vie.
Léopold SEDAR SENGHOR
Ce poète, aussi écrivain et homme politique ne pouvait pas mieux magnifier la femme noire dans l'amour et le respect. Quelle beau poème, plein de grandeur, d'humanité et d'amour. J'aime beaucoup
Ombeline se promenait dans le bois, quand soudain, un bruit sec la fit se retourner. Tout d'abord, elle ne vit rien. Puis, en se rapprochant, elle aperçut un petit oiseau au pied d'un arbre. En l'examinant de plus près, elle ne remarqua aucune blessure apparente : il était simplement étourdi par la chûte et surtout terrorisé de voir une belle inconnue qui le regardait de trop près et dont il ne connaissait pas les intentions.
Petite boule de plumes apeurée, l'oiseau se tenait recroquevillé dans la main de la jeune fille. Elle commença à lui parler tout doucement, approchant ses lèvres près de la tête de l'animal. Délicatement, elle déposa des petits baisers furtifs sur son duvet, juste là, vers son petit cou tandis que sa main caressait doucement ses plumes aux couleurs mordorées. Un peu moins effrayé, l'oiseau commença à relever la tête, à regarder tout autour de lui et, guidé par la voix mélodieuse de la demoiselle, il prit de la hardiesse. Il s'accrocha davantage à la main qui s'offrait à lui, mais toujours prudent, il se tenait néanmoins sur ses gardes. La jeune fille continua à lui parler de sa voix douce et chaude et l'oiseau, comme envoûté, la regardait en donnant des petits coups de tête ci et là. Puis elle lui montra quelque chose au loin. C'était l'endroit doù il venait : l'immensité céleste. Tout à fait rassuré sur son sort, le petit moineau se tenait maintenant bien droit et toujours perché sur la main de sa bienfaitrice, celle qui l'avait ramassé et soigné quand il avait heurté cette maudite branche. La jeune fille et l'oiseau savaient maintenant qu'ils devaient se quitter : lui pour reprendre son vol vers d'autres horizons et elle qui continuerait à scruter le ciel pour tenter de l'apercevoir.
Les animaux, quels qu'ils soient, savent reconnaître ceux qui les aiment et les protègent mais malheureusement, ils n'ont pas forcément la même sensation du danger que peut aussi apporter l'être humain.
Catetoile
Connaissez-vous la rose-lune
Connaissez-vous la rose-temps
L'autre ressemble autant à l'une
Que dans le miroir de l'étang
L'une à l'autre se reflétant
Connaissez-vous la rose amère
Faite de sel et de refus
Celle qui fleurit sur la mer
Entre le flux et le reflux
Comme l'arc après qu'il a plu
La rose-songe et la rose-âme
Par bottes au marché vendues
La rose-jeu la rose-gamme
Celle des amours défendues
Et la rose des pas perdues
Connaissez-vous la rose-crainte
Connaissez-vous la rose-nuit
Toutes les deux qui semblent peintes
Comme à la lèvre est peint le bruit
Comme à l'arbre est pendu le fruit
Toutes les roses que je chante
Toutes les roses de mon choix
Toutes les roses que j'invente
Je les vante en vain de ma voix
Devant la rose que je vois
Louis Aragon Elsa.
Bisous à toutes et tous.
Cat
Aller visiter son merveilleux site http://coraflo1956.vip-blog.com
Le lapis-lazuli est une roche métamorphique, contenant des silicates du groupe des feldspathoïdes (silicate d'aluminium).
Elle est surtout connue comme pierre ornementale, opaque, de couleur bleue, entre l’azur et l’outremer. Son utilisation est très ancienne, remontant à 7 000 ans.
Du lapis-lazuli, on extrait le pigment outremer.
Le lapis-lazuli a été extrait de mines par les Incas Perú pendant env. 8 000 ans, qui en ont été aussi les premiers exportateurs.
Dans l’Antiquité, on confondait lapis-lazuli et saphir. Ainsi, Pline (écrivain et naturaliste romain) parle de saphir avec des taches dorées. On trouve des références similaires dans la Bible.
Dans l’Égypte antique, le lapis était une des pierres ornementales préférées, pour sculpter des amulettes (notamment les scarabées). Les BabylonienS et les Assyriens s’en servaient également pour fabriquer des sceaux. À cette époque, les mines étaient situées dans le Badakhshan, au Nord de l’Afghanistan.
Pendant l’époque romaine, le lapis avait la réputation d’être un aphrodisiaque. Au Moyen Âge, on lui attribuait d’autres vertus médicinales : bon pour la robustesse des membres et prévenant l’esprit de la peur, du doute et de l’envie. On le buvait broyé, mélangé à du lait.
Source : Wikipédia